Images | Albums de dessins

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Couverture, notice manuscrite et premier dessin du livre, dans la réédition de 2001 aux Éditions Fata Morgana, à Montpellier, tirée à 300 exemplaires.

Au cours de ses deux premières cures de désintoxication, en 1925 et 1928-1929, Cocteau exécute les dessins de Maison de santé et, en 1928-1929, ceux d’Opium. S’il qualifie les dessins du livre publié en 1930, pour la plupart violemment expressionnistes, de « cris de souffrance au ralenti », il écrit aussi de l’album publié en 1926, qui ne l’est dans l’ensemble pas et qu’un peu d’humour colore ici et là : « De grâce, ne dramatisez pas ! […] Quand je souffre trop, je me cache. Il n’est pas plus recommandable de travailler sous la douleur que sur la musique de restaurant. »

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« La qualité de ces dessins écrits réside dans la maîtrise d’une ligne nette, souple, et sûre, qui garantit la justesse continue du cerne. Cet art économe renonce à l’illusionnisme du modelé et du clair-obscur. Hachures et taches n’interviennent que dans quatre feuilles du recueil. Le dessin perspectif suffit à assurer le rendu du volume, accentué parfois par quelques surfaces noires opaques délimitées avec précision. »
(Pierre Chanel, « Opium et Maison de Santé », notice pour la réédition de Maison de Santé, Fata Morgana, Montpellier, 2001.)