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Coupure de presse évoquant la conférence improvisée de Jean Cocteau et la dernière représentation des Parents terribles, le 12 mai à Ankara.

« Ankara est plus allemande qu’américaine. La Faculté relève du sanatorium. M. Bonneau s’occupe de sept cents élèves, dont certains arrivent de la plaine et passent du silence sauvage de l’Anatolie à l’étude des langues européennes avec une intelligence et une souplesse incroyables. J’ai parlé le jeudi 12, dans la grande salle des conférences, devant le doyen, l’ambassadeur, les maîtres et les élèves.
Le soir, Les Parents terribles ont eu de la chance. Tout les aidait. Les ondes du public et celle des artistes se nouaient sur le no man’s land de la fosse d’orchestre recouverte d’une bâche. Les comédiens se surpassaient. Les spectateurs avaient du génie. Le Président lui-même, qui entend mal, était soulevé par cette chance et nous appela dans sa loge où les artistes vinrent directement des coulisses. »
(Jean Cocteau, Maalesh, 15 mai 1949.)